Crystal Productions - Tact et Poésie d'une équitation savante
 

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ssue de la renaissance Italienne, l’équitation académique s’épanouit au XVIIIe siècle dans les écoles de Versailles et de Vienne. Celle de Versailles fut détruite par la révolution, rétablie en 1815 puis disparut définitivement en 1830. Les derniers écuyers de la Grande Ecole Française disparurent rapidement de la scène équestre et c’est par le personnel subalterne des Ecuries Royales, par les anciens piqueurs de Versailles, que nous parvint ce qui reste de la tradition académique.

 

 Caractéristiques de l’Equitation d’Ecole : le rassembler et la légèreté. Le rassembler de l’équitation académique fut révélé par le cheval de race ibérique.

 

Depuis l’invasion de la péninsule Ibérique par les Arabes au VIIIe siècle et pendant près de sept ans, les envahisseurs furent contre attaqués par les celtibères christianisés jusqu’ à ce qu’ils fussent définitivement chassés après la prise de Grenade par les rois catholiques en 1492.

 

Grâce à leurs chevaux, au-delà de la sélection naturelle depuis des millénaires, les qualités ne cessèrent de s’améliorer avec la guerre, les adversaires des Maures étaient arrivés à « une excellence dans le combat à cheval, jamais atteinte jusqu‘alors et jamais dépassée

depuis » (Ruy d’Andrade).

 

Les chevaux péninsulaires prenaient une attitude si concentrée que les arrêts, reculers, pas de coté, pirouettes, étaient rendus faciles et mettaient à la disposition de leurs cavaliers une arme extraordinaire, la mobilité en tout sens.  

Alors que Ferdinand le catholique prétendait au Royaume de Naples, la lutte tourna à l’avantage des Espagnols, c’est alors que les Italiens de la Renaissance découvrirent les chevaux venus de la péninsule Ibérique.

 

Ne parvenant pas à obtenir de leurs montures ce qu’ils voyaient faire avec une si grande facilité apparente par les Espagnols, ils furent conduits à inventer des règles permettant d’amener leurs chevaux au degré de concentration observé chez les chevaux péninsulaires qui, dans cet équilibre, disposaient d’eux-mêmes avec le maximum d’aisance.

 

Enseigner un passage ou une pesade, ne peut venir à l’esprit du cavalier que s’il a déjà vu ou senti un cheval les exécuter naturellement.

 

L’écuyer se doit alors d’étudier la manière de préparer l’exécution de ces airs : La Science de l’équitation prit naissance.

 

Ainsi l’étude méthodique et approfondie des causes et des effets aboutit à des procédés de gymnastique mentale et physique permettant aux chevaux d’autres races d’être éduqués pour pouvoir devenir des chevaux de haute école.

 

Quelque soit la race, les procédés anciens obtiennent des résultats indiscutables, mais ces résultats ne s’obtiennent qu’avec des années de travail méthodique et patient, chaque jour, l’écuyer doit guetter les occasions d’affiner son tact équestre, rien n’est négligeable, et rien

n’est acquis.

 

La légèreté et le rassembler caractérisent la haute école et c’est la légèreté qui donne au rassembler sa plus grande valeur.


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